Fictions

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Le jardin clos
Régine Detambel
Le jardin clos
Gallimard / « Blanche »

Date de parution : 1994
ISBN : 2070739775
Format : 14,0 x 20,5 cm
156 pages

12,96 €
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Présentation Presse Traduction

L'avis de l'éditeur

Régine Detambel, poète du quotidien, narratrice de l'extraordinaire et de la marginalité, nous donne, sous l'apparence d'un roman botanique, cet âpre roman d'apprentissage d'une cinglante modernité.

Reclus volontaire, une jeune homme de dix-neuf ans vit dans un jardin public. Depuis le jour où, brutalement confronté à sa lâcheté, il a assisté impuissant à l'agression de son amie Elsa, il est devenu l'otage du jardin, séparé, comme par un mur invisible des grandes cités.
Loin de ses parents, de ceux qui ne lui ont pas appris le courage, il s'expose aux dures lois du jardin, de ses saisons, de ses métamorphoses. Il se replie, se retire pour une mue étrange et douloureuxe.
Le jour, il est tout occupé de plantations fétiches et d'artisanats bizarres, de rituels qui lui rappellent Elsa et leur histoire d'amour. La nuit, il vit en compagnie des autres, des clochards, des chiens. Il y a là Patrick, un des chefs qui le séduit, et la pourvoyeuse d'objets volés, Sandrine, avec qui il partage les caresses, les peurs et des moments d'étrange bonheur.
Mais ce bonheur est fugace, menacé. Au détour des allées, sous la mince croûte de terre, dans les arbres, dans les pierres creuses du mur, la violence est là.




Marie-Laure Delorme, Magazine Littéraire, septembre 1994

Condamné d’enfance
Régine Detambel semble écrire mot à mot, page à page, tant son écriture est juste, son histoire maîtrisée. Aucune concession, aucune facilité. Tout est aride, difficile, à vif. Et la fin, terrible…



Pierre Maury, Le Soir, 7 septembre 1994

Enfermement : Régine Detambel et le jeune homme du Jardin clos
Dans la fusion avec le monde vivant que nous foulons à chaque instant sans même nous apercevoir de son existence, Régine Detambel, par l’intermédiaire de son personnage, atteint un sommet que bien peu d’écrivains ont tenté de conquérir. Chez nous, un Savitzkaya a, avant elle, réussi ce véritable tour de force de nous rendre sensible un univers aussi complexe. Il va de soi que cette comparaison est pour nous une manière de saluer comme il se doit un roman particulièrement réussi…



Joël Schmidt, Réforme, 24 septembre 1994

Du clochard au rédempteur
Car la force du Jardin clos de Régine Detambel, c’est cette prière immense, panique, que le monologue intérieur du narrateur adresse à l’humanité pour qu’elle ne soit plus inhumaine…



Gérard-Humbert Goury, Biba, octobre 1994

Il fouille les poubelles
On pense à la Chute de Camus, bien sûr. On pense surtout, et vite, que cette jeune romancière allie la pulsion convulsive des rappeurs à un imaginaire surchauffé. Ce serait un superbe prix Fémina !



Thierry Guichard, Le Matricule des Anges, octobre 1994

Le Jardin clos
Avec la limpidité d’une langue pure, Régine Detambel fait de son jardin un monde si vaste qu’y être prisonnier c’est y devenir libre…



Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur, 7 octobre 1994

Le Jardin des sévices
Le Jardin clos arpente les allées interlopes d’un square public. Ce roman est avant tout une fable cruelle sur notre fin de siècle…



Achmy Halley, Révolution, 20 octobre 1994

Les Confidences du garçon des plantes
L’âpreté salutaire du livre, sa réjouissante sauvagerie, sa douceur humble et la belle écriture de Régine Detambel font du Jardin clos sans doute le roman le plus savoureux de la rentrée littéraire, le moins conventionnel…



Dominique Müller, Page des Libraires, octobre 1994
Orphelins
Le Jardin clos de Régine Detambel est un bijou d’écriture, une variation exhaustive sur une violence quotidienne, d’apparence banale, dont la Detambel exprime, comme une quintessence, la brutalité cosmique…




Elisabeth Morand, La Vie, 26 janvier 1995

Le Jardin clos
Au cœur de cet âpre roman d’apprentissage palpite et bruit un monde. Régine Detambel n’élève pas la voix. Attentive aux plus minuscules détails, elle écrit juste et précis. Le fantastique, la folie rôde, elle en prend acte. C’est donc bien à une traversée mystique qu’invite Le Jardin clos


Allemagne
Der verschlossene Garten, Gollenstein Verlag, Blieskastel, 1998.
Aus dem Französischen von Heide Werner und Alfred Diwersy

Brésil
O jardin maldito, José Olympio Editora, Rio de Janeiro, 1995.
Traduçao Mariza Campos Da Paz

Chine
Editions des Mille Fleurs, Pékin, 1997.

Espagne
Jardin Cerrado, Editorial Lumen / Femenino, Barcelone, 1997.
Traduccion de Marc Bassets y Néstor Busquets

Japon
Tokyo Sogensha Co., Tokyo, 1998.
Traduction de Kaoru Udo